Mon Garde-Manger
janvier 2026En cours

Au départ, je voulais juste un garde-manger sous la main : une page où je vois ce que j'ai en stock, où j'ajoute un ingrédient, où je filtre, et c'est tout. Pas de création de compte, pas de connexion, rien à configurer. On ouvre, on s'en sert.
C'est resté le principe directeur du projet, même quand il a grossi.
Sans compte, tout en local
L'inventaire et les recettes vivent dans le localStorage du navigateur. Il n'y a pas de base de données pour ça, pas de serveur qui garde mes données, donc rien à sécuriser et aucun compte à gérer. La donnée reste sur la machine de celui qui l'utilise.
Le revers, c'est qu'un localStorage ne se sauvegarde pas tout seul. J'ai donc ajouté un export et un import en JSON pour faire une copie ou migrer d'un appareil à l'autre, et un export en texte pensé pour être collé dans un assistant. De là est né un petit outil annexe : un skill qui prend ce texte du garde-manger et en tire un JSON de recettes réalisables avec ce que j'ai réellement en stock.
Des ingrédients aux recettes
La partie recettes est venue ensuite. Puisque j'avais déjà la liste de ce que j'avais, autant s'en servir pour cuisiner.
Pour l'affichage d'une recette, je suis parti de la façon dont Claude présente les recettes dans son interface : j'ai repris les briques qui marchaient bien et je les ai adaptées à mon cas. Les recettes se stockent elles aussi en local, avec le même export et import JSON. Une recette, c'est un titre, des ingrédients avec quantités, et des étapes qui peuvent porter un minuteur.

Le mode cuisine, sur deux écrans
C'est la partie que j'ai ajoutée en dernier, et celle qui a demandé le plus de réflexion. L'idée : enregistrer une recette sur le PC, puis la suivre sur le téléphone posé sur le plan de travail, sans transférer de fichier.
Sur l'ordinateur, on lance une recette en mode cuisine : un code à six chiffres et un QR code apparaissent. On scanne avec le téléphone, qui rejoint la même session, et les deux écrans avancent ensemble. Le mode est immersif, plein écran, une étape à la fois, avec navigation au clavier ou au doigt. Chaque étape peut lancer un minuteur ; à la fin, un bip synthétisé sonne et le téléphone vibre.

C'est le seul endroit du projet qui a besoin d'un état côté serveur. Une session est une clé dans Redis, avec une durée de vie de 24 heures, et les deux appareils se synchronisent en interrogeant le serveur toutes les demi-secondes. Redis n'est joignable ni depuis Internet ni depuis les autres projets du serveur ; il ne sert qu'à relayer la session le temps de la cuisine.
L'ensemble garde une interface volontairement simple, dans un thème « kraft rustique » avec une police manuscrite, pour que ça ressemble plus à une fiche cuisine qu'à un tableur.
Ce que j'en retire
C'est un des projets que j'ai développés rapidement grâce à Claude Code, et surtout de bout en bout avec lui : j'ai donné l'idée, on a réfléchi ensemble aux technos, à l'interface et aux contraintes, j'ai fait le prototype, testé, fait mes retours, et itéré. C'est le genre de projet que je n'aurais pas pris le temps de mener seul, et qui existe parce qu'il ne me coûtait presque que l'idée.
Il est en ligne, sans compte, et tout le monde peut l'utiliser.